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Warrior, la liqueur des guerriers

Cherry Rocher a lancé en mars sa liqueur de plante, qui se pose en concurrent direct mais moins coûteux de Jägermeister, très populaire chez les jeunes adultes. Avec un nom en adéquation avec son positionnement : Warrior.

L’imagerie virile et guerrière est un classique du marché des boissons alcoolisées : citons la bière Skoll avec son casque à cornes, la liqueur Jägermeister (littéralement « maître chasseur » en allemand) justement, ou encore l’eau-de-vie L’Arquebuse si l’on reste chez Cherry Rocher. « Warrior », qui signifie « guerrier » en anglais, est un nom qui ne déroge en rien à cette règle. Son sens premier renvoie aux sensations fortes d’un alcool puissant et à la fougue et l’endurance de la jeunesse. Bref, on s’attend à une liqueur qui fait pousser la barbe.

Le nom n’est pas forcément d’une grande originalité, mais il reste malin. Car au-delà de son sens anglais d’origine, le mot warrior fait partie du langage courant familier chez les jeunes Français. Si vous avez la trentaine ou moins, vous avez déjà dit ou entendu quelqu’un s’exclamer « c’est un warrior ! » pour parler de cet ami un peu fou, culotté, qui n’a peur de rien. De ce point de vue, le nom est parfaitement en phase avec la cible du produit.

En faisant référence à une expression du langage jeune avec ce nom, Cherry Rocher parvient à se différencier quelque peu et créer une aspérité de marque. Warrior représente cela dit un naming assez conventionnel, qui rentre parfaitement dans les codes identitaires des boissons alcoolisées.